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Ecole Artillerie
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Ecole Artillerie
 

Quartier Bonaparte - BP 400

83007 Draguignan Cedex


Tél : 04 98 10 82 99

 







Historique


L'Ecole d'Application de l'ArtillerieLa fusion des écoles sol-sol et sol-air réalisée en 1983 à Draguignan est l'aboutissement de deux cents ans d'histoire.


L'école d'artillerie créée sous la Révolution en 1792 à Chalons-sur-Marne, ville qu'elle quitte en 1802 pour Metz où elle fusionne avec l'école du génie.


Repliée à Fontainebleau en 1871, elle reste dans cette garnison jusqu'en 1940 après s'être séparée de l'école du génie en 1912.


Après le bataille de France en 1940, elle rejoint Nîmes où elle est dissoute en 1942.


En 1945, elle est reconstituée à IdarOberstein en RFA, où lui est rattaché le centre d'étude pratique de tir d'artillerie qui fonctionnait isolément avant-guerre à Mailly et qui deviendra le CETEA en 1962.


Elle regagne la France en 1952 à Mourmelon puis en 1953, elle retrouve Chalons-sur-Marne à proximité des camps de Champagne.


C'est en 1976 qu'elle est transférée à Draguignan où elle accueille en 1983 l'école d'application de l'artillerie sol-air.


Cette dernière est la fille du "centre d'instruction de tir contre aéronefs" créé pendant la Grande guerre à Arnouville les Gonesse.


Ce cours antiaérien connaît lui aussi de nombreuses garnisons en France métropolitaine et en Algérie.


A la fin de la deuxième guerre, ce centre s'installe à Nîmes et en 1952 prend l'appellation « d'école de spécialisation de l'artillerie antiaérienne ».


En 1971, l'école devient l'école d'application de l'artillerie sol-air, jusqu'à son transfert à Draguignan où elle fusionne avec l'école sol-sol.


Aujourd'hui, l’École d'Artillerie de Draguignan est donc le creuset unique de formation de tous les artilleurs; c'est également la force de proposition de l'arme dans les domaines de la doctrine, des systèmes d'armes, de l'organisation et des cursus de carrière.


Missions

Maison mère de son arme, l'école d'Artillerie assure la formation initiale et continue de l'ensemble des cadres artilleurs de l'armée de terre au service des systèmes d'armes sol-sol, sol-air ou d'acquisition qui équipent les 12 régiments d'artillerie de la force d'action terrestre.


Elle remplit également une mission d'études et de prospective pour préparer l'artillerie du futur dans un contexte résolument tourné vers l'international.


Ses missions reposent sur trois piliers:


Formation


L'Ecole d'Application de l'ArtillerieOfficiers et sous-officiers français et étrangers acquièrent à l'EA une formation initiale « aguerrissante » qui leur permet d'exercer dès leur arrivée en unité un premier emploi immédiatement opérationnel.


Tout au long de leur carrière, les cadres reviennent à l’école pour se perfectionner, se spécialiser ou se recycler afin de :


  • se préparer à l'exercice de responsabilités supérieures : commandants d'unité élémentaire, chefs de corps
  • servir de nouveaux systèmes d'arme ou d'en maîtriser les évolutions
  • s'entraîner en utilisant les plates formes de simulation : JANUS (environnement tactique), SCOA (simulateur de combat et d'observation de l'artillerie), SOTA (simulateur d'observation des tirs de l'artillerie)

Pour conduire ses actions de formation, l'EA fait régulièrement appel, dans le cadre d'un partenariat institutionnalisé, aux régiments des forces qui mettent à disposition les moyens humains et matériels nécessaires.


Cette formation est évaluée dans le cadre d'une liaison fonctionnelle établie entre l'EA et les commissions nationales d'évaluation (CNEA, CNEASA).


Au cours de l'année 2009, la direction générale de la formation (DGF) a conduit une centaine d'actions de formation au profit d'un millier de stagiaires.


Études et Prospectives


Conduites par la direction des études et de la prospective (DEP) en liaison avec l'état-major de l'armée de terre et les régiments, les études à moyen et long terme visent à mettre en cohérence les équipements, les cursus professionnels, la formation, l'instruction collective, les structures et l'organisation des unités; l'objectif est de maintenir à son apogée la capacité opérationnelle de l'artillerie et de garantir son adaptation aux besoins futurs.


La DEP participe également aux études doctrinales liées aux sous fonctions opérationnelles (appui indirect et défense sol-air) et rédige leurs documents d'emploi et de mise en œuvre.


Ouverture


Fanfare de l'Ecole d'Application de l'ArtilleriePour enrichir la formation de ses cadres, l'EA fait de l'internationalisation de la formation une de ses priorités.


Ainsi, elle multiplie les échanges de stagiaires et d'instructeurs avec les pays d'Europe et développe des partenariats avec les écoles d'artillerie alliées (Grande Bretagne, Allemagne).


Elle participe, dans ce cadre, aux études pour le développement de l’interopérabilité.


Culturellement tournée vers l’interarmes et l’interarmées, l’EA entretient des relations étroites avec la marine nationale et l’armée de l’air.


Les missions d’appui indirect et de couverture antiaérienne, la conduisent naturellement à entretenir des contacts privilégiés avec l’armée blindée, la cavalerie et l'infanterie.


Parfaitement intégrée au sein de la garnison dracénoise, l'EA, comme tous les corps de la première garnison de l'armée de terre en termes d'effectifs, entretient des relations fortes avec la communauté nationale.


L'école met en œuvre, en particulier, une politique de partenariat très diversifiée avec l'éducation nationale et les universités.


Le musée de l'artillerie, abrité par l'école, assure la conservation du patrimoine, participe à la formation des cadres de l'arme et ouvre tous les ans ses portes à environ 18 000 visiteurs dont de nombreux scolaires.


Il est en plein développement grâce notamment à l'appui du conseil général du Var.


La communauté de la Défense de la garnison (personnel civil de la défense, active, réserve, familles et retraité) représente plus de 10000 personnes implantées dans le tissu économique, associatif et scolaire de cette belle garnison dracénoise.


Chaque nouvel arrivant y trouve aisément sa place et s'aperçoit de la réelle considération mutuelle qui existe entre civils et militaires qui ont choisi de vivre dans la « capitale de l'artillerie et de l’infanterie ».

 

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